Jeux Olympiques de Paris 2024

Il y a un peu moins de 2 ans, Paris annonçait officiellement sa candidature comme ville organisatrice des Jeux Olympiques de 2024. Face à elle, 4 autres villes ont présenté leur candidature : Los Angeles, Rome, Hambourg et Budapest. Les trois dernières ont jeté l’éponge en l’absence de soutien des populations ou des autorités locales. La finale se déroule donc entre Paris et Los Angeles.

L’obtention des JO est en soi une épreuve de persévérance, car ce n’est que le 13 septembre 2017 que le résultat de la compétition entre Paris et Los Angeles sera annoncé par le CIO à Lima. C’est aussi une épreuve à rebondissements puisque mi-mars 2017 le CIO a annoncé qu’il considérait la possibilité d’attribuer également les JO de 2028 en septembre afin de ne pas « perdre » le bénéfice d’une des deux candidatures.

Avec un budget initial de 6,2 milliards d’euros, la candidature de Paris fait preuve d’une certaine sobriété financière au regard des exemples passés. Elle s’inspire des 4 recommandations clés formulées par le CIO : s’appuyer sur les sites existants pour minimiser les investissements, mettre en valeur le patrimoine pour valoriser l’expérience des visiteurs, maximiser les opportunités de développement existantes, répondre aux besoins des populations pour laisser un héritage utile.

La candidature de Paris s’articule autour de 2 pôles majeurs proches, Paris et Saint-Denis. Elle met en avant une infrastructure existante à 95 % et le déploiement de sites temporaires dans des lieux emblématiques ; elle vient très fortement s’appuyer sur le projet du Grand Paris et valorisera les territoires du nord de Paris notamment à Saint-Denis.

Dans quelle mesure un projet tel que la candidature de Paris aux JO peut-il impacter les marchés immobiliers ? Sur le court et le long terme, quels seront les impacts sur la ville, les équilibres de marché et les prix ?

La candidature de Paris aux JO est très intimement liée au projet du Grand Paris et à son métro automatique ainsi qu’aux grands projets urbains du nord de la capitale. Contrairement à Londres et à Barcelone où se sont les JO qui ont initié le renouveau urbain, la candidature de Paris vient s’insérer dans un territoire qui a déjà entrepris sa mutation et qui regroupe de nombreux projets indépendants de l’organisation des Jeux.

C’est notamment le quartier Pleyel qui va bénéficier de l’effet cumulatif des Jeux Olympiques et du renouveau urbain : le village olympique en bord de Seine viendra à terme créer un nouveau quartier de logements de qualité qui bénéficiera de l’une des principales gares du métro du Grand Paris, « Saint-Denis-Pleyel », qui regroupera 4 nouvelles lignes, et de l’installation du franchissement Pleyel qui permettra de relier Pleyel au Stade de France.
C’est un secteur où des opérations de renouvellement urbain sont déjà, pour certaines, annoncées et pour d’autres en cours, comme celle liée à la consultation « Réinventer la Métropole ». Sur un périmètre plus large, les Jeux Olympiques mettent en lumière un territoire qui foisonne d’opérations de toutes sortes qui vont profondément modifier ce secteur dans les 10 prochaines années.

JLL France - Grand Paris - Olympics Games 2024 - Etude

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